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Parmi toutes les actions en cours de GK Savar au Bangladesh, découvrez celles que le Comité (CFS) a pu soutenir grâce à vos dons. Consultez les actualités du Bangladesh et retrouvez les informations du Comité et de ses antennes.

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Revue de presse juin-juillet 2026

Ces informations, issues de journaux bangladais, offrent un aperçu d’évènements politiques, économiques et sociaux du Bangladesh.

Ces informations, issues de journaux bangladais, offrent un aperçu d’évènements politiques, économiques et sociaux du Bangladesh.

-Politique : Le premier ministre a effectué une visite d’état en Chine où il a été question de renforcer la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » (BRI), aussi nommée la route de la soie, d’accélérer le développement du corridor économique Chine-Myanmar-Bangladesh. Pékin est aussi intéressé par le développement des ports de Chittagong et de Mongla.

-Economie : grâce à un nouveau service bancaire, la Banque du Bangladesh veut favoriser, dans le pays, les investissements des bangladais expatriés.     

La Banque mondiale a accordé une aide d’urgence de 300 millions de dollars pour la sécurité alimentaire. Elle financera l’importation d’engrais pour couvrir 1,4 millions d’hectares de rizières de riz Aman et Boro.

La start-up agritech bangladaise iFarmer qui a soutenu plus de 300 000 petits exploitants agricoles, grâce à sa plateforme numérique intégrée, a remporté un prix de 250 000 dollars du Fonds de l’OPEP pour le développement international.

Cette année, il y a eu une récolte record d’oignons, mais d’importantes pertes en raison de la chaleur, de la pluie et aussi d’un manque chronique d’installations de stockage. Les agriculteurs sont obligés de vendre à perte.

-Environnement : Dans la région de Barishal, une salinité anormale a été détectée dans l’eau des puits tubulaires profonds. Elle s’ajoute à celle des cours d’eau côtiers et menace la santé et la sécurité alimentaire des habitants. Il y a souvent des conflits d’intérêts entre les éleveurs de crevettes qui permettent à l’eau salée de rentrer dans les terres et les agriculteurs qui perdent ainsi leurs récoltes. La collecte des eaux de pluie est donc indispensable pour la consommation humaine.

De fortes pluies dans les régions de Chattogram et de Cox’s Bazar ont provoqué des glissements de terrain faisant de nombreuses victimes et laissant beaucoup de familles sans abri. Dans les camps de réfugiés rohingyas, la situation est particulièrement grave en raison du surpeuplement et des conditions de logement et les fonds destinés à consolider les camps se sont taris.

 Inondations aussi dans les régions de Rangpur au nord, de Sylhet au nord-est et dans certains quartiers de Dhaka. Juillet est le mois de pointe de la mousson.

-Education : le gouvernement veut commencer une distribution gratuite d’uniformes et de chaussures aux élèves des écoles primaires publiques. Il vise à fournir progressivement 10,7 millions d’élèves. Le programme prévoit aussi la gratuité des repas du midi et le développement du secteur sportif.

-Santé : mi-juillet, 750 décès confirmés et suspects liés à la rougeole et 110 000 cas suspects signalés depuis la mi-mars.

Près de 29 % des postes de personnel de santé agréés dans les hôpitaux publics du pays restent vacants. Dans les centres de santé des upazilas, de nombreux appareils de diagnostics sont hors services. Actuellement, le gouvernement accélère les processus de recrutement. Il veut améliorer les services de santé primaires dans les upazilas, moderniser les hôpitaux de districts pour prendre en charge les cancers, les maladies rénales et y développer des services de dialyse, afin de désengorger Dhaka.

Sources : Daily Star et Daily Prothom Alo


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Mouvement des étudiants

Mi-juillet 2024, en raison d’un fort taux de chômage chez les jeunes, les étudiants ont lancé un mouvement de protestation contre les quotas d’admission à la fonction publique, favorisant les proches du pouvoir depuis de nombreuses années.

Mi-juillet 2024, en raison d’un fort taux de chômage chez les jeunes, les étudiants ont lancé un mouvement de protestation contre les quotas d’admission à la fonction publique, favorisant les proches du pouvoir depuis de nombreuses années. Débutées pacifiquement, les manifestations ont vite tourné au drame en raison de l’intransigeance de la première ministre Sheikh Hasina. Suite à la journée meurtrière du lundi 4 août, le bilan était de plus de 400 morts dont beaucoup par balles.

GK qui s’est mobilisé pour accueillir les nombreux blessés dans ses hôpitaux, poursuit toutes ses activités dans les centres de santé, à travers le pays et dans les camps de réfugiés rohingyas à Cox’s Bazar.

Après trois semaines de manifestations et de combats dans la capitale Dhaka ainsi que dans les différentes régions du pays et la démission de Sheikh Hasina, la situation redevient progressivement calme.

Le 7 août, l’armée et les étudiants se sont mis d’accord pour nommer Muhammad Yunus, « le banquier des pauvres » prix Nobel de la Paix, chef du gouvernement intérimaire. Zafrullah Chowdhury, fondateur de GK et lui étaient des amis de longue date. Ils ont contribué au développement du pays en défendant et en aidant les plus pauvres.

Plus de 2 200 personnes, dont la principale opposante au régime déchu, ont été libérées sous caution ou devraient l’être.


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Langue maternelle

L’initiative de célébrer la journée internationale de la langue maternelle vient du Bangladesh 

L’initiative de célébrer la journée internationale de la langue maternelle vient du Bangladesh. Les habitants de ce pays qui était alors la partie orientale du Pakistan n’avaient pas le droit de parler leur langue maternelle le bengali. Ils devaient parler l’ourdou, langue de la partie occidentale éloignée de 1600 kms.

Le 21 février 1952, lors d’un rassemblement pour réclamer ce droit, des jeunes étudiants et d’autres manifestants furent tués par les forces pakistanaises. Depuis lors, cette journée est déclarée au Bangladesh « Jour des martyrs » et est à l’origine de la défense des langues maternelles dans le monde.

De nos jours, 40% de la population mondiale n’a pas accès à un enseignement dans une langue qu’elle parle ou comprend.

En 2023, l’Unesco fête la journée internationale de la langue maternelle sur le thème « L’éducation multilingue, une nécessité pour transformer l’éducation« . Il est question de mettre l’accent sur « le potentiel du multilinguisme de transformer l’éducation dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie ».

L’éducation multilingue basée sur la langue maternelle permet à chaque fille et chaque garçon d’apprendre, de s’épanouir et de prendre une part active dans la société. Elle favorise le respect de la diversité et de l’inclusion.

Photo de S.M. Rahim, l’un des gagnants du concours de photos organisé par GK et son université à l’occasion du Jubilé d’or de l’indépendance du Bangladesh.


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Les réfugiés Rohingyas

Près de Cox’s Bazar, sur le plus grand site de réfugiés et le plus surpeuplé au monde, les conditions de vie des Rohingyas qui ont fui le Myanmar sont de plus en plus difficiles

Près de Cox’s Bazar, sur le plus grand site de réfugiés et le plus surpeuplé au monde, les conditions de vie des Rohingyas qui ont fui le Myanmar en 2017 sont de plus en plus difficiles : problèmes de malnutrition dus aux manques de ressources des réfugiés, trafics d’êtres humains, de drogues et d’armes, fermetures des écoles par manque de financements.

En 2021, un énorme incendie a provoqué la mort de 11 personnes, endommagé plus de 10 000 abris, causant ainsi le déplacement de 48 300 personnes. La mousson du mois de juillet a provoqué inondations, glissements de terrains, destructions d’habitations et le déplacement de 25 000 personnes.

Dans la région, la pression des réfugiés est très forte par rapport à la population locale. 500 000 bangladais subissent l’impact socio-économique et environnemental lié à l’afflux du million de réfugiés, ce qui provoque des tensions.

Pour décongestionner les camps surpeuplés de Cox’s Bazar, le gouvernement a prévu le déplacement de 100 000 Rohingyas sur Bhasan Char. Cette île du Golfe du Bengale se situe à 60 kms du continent. La marine bangladaise y a construit immeubles collectifs, dispensaires, écoles, mosquées, abris anti-cycloniques. A cela s’ajoute une digue périphérique de trois mètres de haut pour protéger des inondations. Les réactions des Rohingyas déplacés sont plutôt positives car ils habitent maintenant des bâtiments en béton et non plus en bambou et boue où ils vivaient depuis leur arrivée. Ils espèrent pouvoir y pratiquer des activités telles que la pêche, le jardinage ou l’élevage de poules. Des ONG locales, dont GK notamment, fournissent les soins de santé de base. Fin 2025, Bhasan Char accueille  36 000 Rohingyas.

Cependant, leur avenir demeure toujours incertain. Ces solutions temporaires montrent l’échec de la communauté internationale à apporter une solution à long terme à la situation des Rohingyas. Le dernier coup d’état militaire birman de février 2021 et la reprise des combats en 2024 dans l’état d’Arakan mettent à mal tout espoir de retour des rohingyas dans leur pays.

Le 30 septembre 2025 une conférence de haut niveau sur la situation des Rohingyas s’est tenue lors de l’Assemblée générale des Nations Unies.


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Changement climatique

Regardez, avec les liens ci-dessous, deux documentaires sur le changement climatique réalisés au Bangladesh par « Youth on the move ». Cette ONG regroupe de jeunes étudiants et professionnels à la recherche de solutions innovantes face au changement climatique.

Regardez, avec les liens ci-dessous, deux documentaires sur le changement climatique réalisés au Bangladesh par « Youth on the move ». Cette ONG regroupe de jeunes étudiants et professionnels à la recherche de solutions innovantes face au changement climatique.

Le Bangladesh est en première ligne face au réchauffement climatique. Il est constitué d’une grande plaine alluviale à 80% en-dessous de 10 mètres d’altitude.

Au nord, les eaux provenant de l’Himalaya inondent le pays chaque année au moment de la mousson. Au sud, la mangrove, barrière naturelle, est en danger en raison de la montée des eaux et de l’exploitation du charbon. La salinisation des eaux détruit les récoltes.

En 2050, 20% du pays pourrait être sous les eaux forçant plus de 15 millions d’habitants à se déplacer.