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Parmi toutes les actions en cours de GK Savar au Bangladesh, découvrez celles que le Comité (CFS) a pu soutenir grâce à vos dons. Consultez les actualités du Bangladesh et retrouvez les informations du Comité et de ses antennes.

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Revue de presse janvier 2026

Ces informations, issues de journaux bangladais, offrent un aperçu d’évènements politiques, économiques et sociaux du Bangladesh.

Ces informations, issues de journaux bangladais, offrent un aperçu d’évènements politiques, économiques et sociaux du Bangladesh.

-Politique : La campagne électorale pour les élections législatives du 12 février a débuté le 22 janvier. Dans le contexte actuel de violence politique, le BNP est considéré comme le favori. Face à lui et grâce à un partage des futures candidatures, le parti d’extrême-droite Jamaat-e-islami, longtemps interdit, a créé une « alliance électorale à 10 partis » comprenant, entre autres, cinq partis islamistes et le NCP, parti des étudiants formé après la révolte de 2024.

La mission d’observation électorale de l’Union européenne envoie des observateurs ainsi qu’une délégation de députés européens.

-Rohingyas : La Cour Internationale de Justice a débuté le 12 janvier à La Haye trois semaines d’audience au sujet de l’accusation de génocide des rohingyas par l’armée birmane, portée par la Gambie. La CIJ ne juge pas les individus mais détermine la responsabilité des états et le jugement final sera juridiquement contraignant.

Tensions le long de la frontière birmane où la junte birmane au pouvoir a réalisé des attaques aériennes contre l’Armée d’Arakan. Les garde-frontières bangladais ont arrêté 53 membres de l’ARSA (Armée du Salut des Rohingyas de l’Arakan) qui avaient franchi la frontière.

Près de Teknaf, un jeune bangladais a perdu une jambe dans l’explosion d’une mine et une fillette a reçu une balle dans la tête par un tir venant du Myanmar. Depuis 5 ans, 27 personnes, travaillant dans les champs, sont devenues handicapées en raison des mines à la frontière.

-Economie : crise d’approvisionnement et pénurie de GPL sur le marché font monter les prix.

Dans les Sundarbans, l’élevage de crabes à carapace molle, axé sur l’exportation, connaît une forte croissance en raison de sa meilleure rentabilité et constitue une importante source d’emplois et de devises étrangères. Mais cette croissance s’accompagne de risques pour l’équilibre de l’écosystème de la mangrove dans lequel les crabes jouent un rôle essentiel.

-Santé : en 2025, les services de santé ont fait face à des difficultés : arrêt du financement de l’USAID, augmentation des cas de dengue, pénuries de médicaments dans de nombreux dispensaires communautaires.

Selon la Fondation bangladaise pour la sécurité, la santé et l’environnement au travail (OSHE), 1190 travailleurs ont été tués en 2025, en raison de conditions de travail dangereuses, dont 84% dans le secteur informel.

Le gouvernement a élargi et mis à jour la Liste nationale des médicaments essentiels (EDL), qui comprend maintenant 295 médicaments. Ils doivent être vendus au prix fixé par lui. GK s’est réjoui de cette nouvelle et a noté qu’environ 80% des maladies courantes peuvent être soignées par ces médicaments.

-Environnement : 45 fours à briques ont été condamnés pour exploitation illégale et violation des réglementations environnementales à des amendes et à être détruit pour l’un d’eux.

Transparency International Bangladesh a révélé une mauvaise gestion des déchets électroniques : manque de réglementation du secteur informel, persistance des importations illégales de déchets électroniques et risques liés au genre, car les femmes sont souvent impliquées dans la collecte et le tri de ces déchets. TIB a recommandé des mesures de protection pour la santé et la sécurité au travail et sur la responsabilité des importateurs.

Début janvier, le froid et le brouillard persistants ont paralysé le nord du pays, perturbant la vie quotidienne et les moyens de subsistance des communautés pauvres vivant de l’agriculture.

Au sud-ouest du Bangladesh, un prototype d’ » adaptation fortress » va être mis en place en transformant une école et un abri anticyclonique existants en un refuge sûr et frais lors des vagues de chaleur, avec panneaux solaires, récupération des eaux de pluie et système de partage de l’énergie excédentaire avec la communauté. Si le projet pilote est concluant, l’initiative pourrait être étendue dans toute la région.

Sources : Daily Star et Daily Prothom Alo


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Mouvement des étudiants

Mi-juillet 2024, en raison d’un fort taux de chômage chez les jeunes, les étudiants ont lancé un mouvement de protestation contre les quotas d’admission à la fonction publique, favorisant les proches du pouvoir depuis de nombreuses années.

Mi-juillet 2024, en raison d’un fort taux de chômage chez les jeunes, les étudiants ont lancé un mouvement de protestation contre les quotas d’admission à la fonction publique, favorisant les proches du pouvoir depuis de nombreuses années. Débutées pacifiquement, les manifestations ont vite tourné au drame en raison de l’intransigeance de la première ministre Sheikh Hasina. Suite à la journée meurtrière du lundi 4 août, le bilan était de plus de 400 morts dont beaucoup par balles.

GK qui s’est mobilisé pour accueillir les nombreux blessés dans ses hôpitaux, poursuit toutes ses activités dans les centres de santé, à travers le pays et dans les camps de réfugiés rohingyas à Cox’s Bazar.

Après trois semaines de manifestations et de combats dans la capitale Dhaka ainsi que dans les différentes régions du pays et la démission de Sheikh Hasina, la situation redevient progressivement calme.

Le 7 août, l’armée et les étudiants se sont mis d’accord pour nommer Muhammad Yunus, « le banquier des pauvres » prix Nobel de la Paix, chef du gouvernement intérimaire. Zafrullah Chowdhury, fondateur de GK et lui étaient des amis de longue date. Ils ont contribué au développement du pays en défendant et en aidant les plus pauvres.

Plus de 2 200 personnes, dont la principale opposante au régime déchu, ont été libérées sous caution ou devraient l’être.


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Langue maternelle

L’initiative de célébrer la journée internationale de la langue maternelle vient du Bangladesh 

L’initiative de célébrer la journée internationale de la langue maternelle vient du Bangladesh. Les habitants de ce pays qui était alors la partie orientale du Pakistan n’avaient pas le droit de parler leur langue maternelle le bengali. Ils devaient parler l’ourdou, langue de la partie occidentale éloignée de 1600 kms.

Le 21 février 1952, lors d’un rassemblement pour réclamer ce droit, des jeunes étudiants et d’autres manifestants furent tués par les forces pakistanaises. Depuis lors, cette journée est déclarée au Bangladesh « Jour des martyrs » et est à l’origine de la défense des langues maternelles dans le monde.

De nos jours, 40% de la population mondiale n’a pas accès à un enseignement dans une langue qu’elle parle ou comprend.

En 2023, l’Unesco fête la journée internationale de la langue maternelle sur le thème « L’éducation multilingue, une nécessité pour transformer l’éducation« . Il est question de mettre l’accent sur « le potentiel du multilinguisme de transformer l’éducation dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie ».

L’éducation multilingue basée sur la langue maternelle permet à chaque fille et chaque garçon d’apprendre, de s’épanouir et de prendre une part active dans la société. Elle favorise le respect de la diversité et de l’inclusion.

Photo de S.M. Rahim, l’un des gagnants du concours de photos organisé par GK et son université à l’occasion du Jubilé d’or de l’indépendance du Bangladesh.


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Les réfugiés Rohingyas

Près de Cox’s Bazar, sur le plus grand site de réfugiés et le plus surpeuplé au monde, les conditions de vie des Rohingyas qui ont fui le Myanmar sont de plus en plus difficiles

Près de Cox’s Bazar, sur le plus grand site de réfugiés et le plus surpeuplé au monde, les conditions de vie des Rohingyas qui ont fui le Myanmar en 2017 sont de plus en plus difficiles : problèmes de malnutrition dus aux manques de ressources des réfugiés, trafics d’êtres humains, de drogues et d’armes, fermetures des écoles par manque de financements.

En 2021, un énorme incendie a provoqué la mort de 11 personnes, endommagé plus de 10 000 abris, causant ainsi le déplacement de 48 300 personnes. La mousson du mois de juillet a provoqué inondations, glissements de terrains, destructions d’habitations et le déplacement de 25 000 personnes.

Dans la région, la pression des réfugiés est très forte par rapport à la population locale. 500 000 bangladais subissent l’impact socio-économique et environnemental lié à l’afflux du million de réfugiés, ce qui provoque des tensions.

Pour décongestionner les camps surpeuplés de Cox’s Bazar, le gouvernement a prévu le déplacement de 100 000 Rohingyas sur Bhasan Char. Cette île du Golfe du Bengale se situe à 60 kms du continent. La marine bangladaise y a construit immeubles collectifs, dispensaires, écoles, mosquées, abris anti-cycloniques. A cela s’ajoute une digue périphérique de trois mètres de haut pour protéger des inondations. Les réactions des Rohingyas déplacés sont plutôt positives car ils habitent maintenant des bâtiments en béton et non plus en bambou et boue où ils vivaient depuis leur arrivée. Ils espèrent pouvoir y pratiquer des activités telles que la pêche, le jardinage ou l’élevage de poules. Des ONG locales, dont GK notamment, fournissent les soins de santé de base. Fin 2025, Bhasan Char accueille  36 000 Rohingyas.

Cependant, leur avenir demeure toujours incertain. Ces solutions temporaires montrent l’échec de la communauté internationale à apporter une solution à long terme à la situation des Rohingyas. Le dernier coup d’état militaire birman de février 2021 et la reprise des combats en 2024 dans l’état d’Arakan mettent à mal tout espoir de retour des rohingyas dans leur pays.

Le 30 septembre 2025 une conférence de haut niveau sur la situation des Rohingyas s’est tenue lors de l’Assemblée générale des Nations Unies.


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Changement climatique

Regardez, avec les liens ci-dessous, deux documentaires sur le changement climatique réalisés au Bangladesh par « Youth on the move ». Cette ONG regroupe de jeunes étudiants et professionnels à la recherche de solutions innovantes face au changement climatique.

Regardez, avec les liens ci-dessous, deux documentaires sur le changement climatique réalisés au Bangladesh par « Youth on the move ». Cette ONG regroupe de jeunes étudiants et professionnels à la recherche de solutions innovantes face au changement climatique.

Le Bangladesh est en première ligne face au réchauffement climatique. Il est constitué d’une grande plaine alluviale à 80% en-dessous de 10 mètres d’altitude.

Au nord, les eaux provenant de l’Himalaya inondent le pays chaque année au moment de la mousson. Au sud, la mangrove, barrière naturelle, est en danger en raison de la montée des eaux et de l’exploitation du charbon. La salinisation des eaux détruit les récoltes.

En 2050, 20% du pays pourrait être sous les eaux forçant plus de 15 millions d’habitants à se déplacer.