Ces informations, issues de journaux bangladais, offrent un aperçu d’évènements politiques, économiques et sociaux du Bangladesh.
-Politique et général : Le premier ministre a participé à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies et a tenu des réunions bilatérales avec 11 pays. Il a abordé les questions de commerce, d’exportation de main-d’œuvre, de sécurité énergétique, de santé, de crise climatique et des Rohingyas.
Lancement d’un projet pilote pour l’enregistrement numérique des mariages et des divorces afin de faciliter la prévention des mariages d’enfants, de la polygamie, des faux certificats et autres formes de fraude.
Le 24 septembre, Le centre Radda MCH-FP de Mirpur 1, à Dhaka, a été vandalisé, pillé et démoli par plus de 200 personnes. Les dégâts s’élèvent à plus de 10 millions de taka. Le centre offre des services de santé maternelle et infantile et des programmes de santé communautaire aux populations défavorisées. Il avait déjà fait l’objet de tentatives d’accaparement, de la part de deux factions locales du BNP. Une député BNP, soupçonnée d’être impliquée, a été dû démissionner.
Dans le pays, les signalements d’accaparements de terres et de maisons, d’expulsion de personnes sans terre des îles fluviales et d’attaques contre des habitations ont augmenté. 38 personnalités, dont Shireen Pervin Huq (présidente du CA de GK), ont réclamé une enquête impartiale afin que les individus et groupes impliqués et leurs protecteurs au niveau national et international, soient identifiés et punis.
-Economie : Les exportations de vêtements du Bangladesh vers l’UE ont baissé de 13,65 % en valeur et de 5,66 % en volume entre janvier et juillet. Pour cette période, le prix unitaire des vêtements bangladais était de 13,80 € par kilogramme. Les exportateurs perdent du terrain face au Vietnam, à la Chine et à l’Inde, en raison de la moindre qualité des produits, de la hausse des coûts de l’énergie, de la logistique. Les PME sont les plus touchées.
L’électricité a augmenté de près de 19 %, entre février 2024 et juin 2026. Le 21 septembre, le prix du diesel est passé à 135 taka le litre. Le pays l’achète à environ 205 taka.
-Santé : le Bangladesh manque de médecins. Ils sont 30 311 dans les hôpitaux publics, pour 41 806 postes autorisés. La planification familiale a subi des perturbations au cours des trois dernières années en raison d’un manque de matériel de contraception et de médicaments essentiels.
La pénurie de vaccins contre la rougeole, due à une mauvaise gestion des commandes, a provoqué une épidémie. Depuis mars, le nombre de décès dus à la rougeole et aux symptômes apparentés est de 1104. Une nouvelle campagne de vaccination pour les enfants de six mois à moins de cinq ans vise 3,4 millions d’enfants.
Cette année, on compte 245 décès dus à la dengue. Des opérations nationales de sensibilisation et de nettoyage sont organisées. Les zones à risque ont été identifiées à partir de l’adresse des patients.
Le gouvernement a approuvé la création de 200 lits supplémentaires pour l’Institut national de recherche sur le cancer et l’hôpital (NICRH) de Dhaka. Depuis février, le gouvernement a approuvé environ 2 800 lits supplémentaires dans 16 hôpitaux publics et 700 lits pour quatre nouveaux hôpitaux publics de districts.
L’enquête 2025 par grappes à indicateurs multiples (MICS, source de données pour les Objectifs de développement durable, ODD) révèle que seuls 42,6 % des Bangladais ont accès à une eau gérée en toute sécurité, et ce chiffre tombe à 37,1 % selon les normes de l’OMS une fois pris en compte l’arsenic et la bactérie E. coli. Autrement dit, plus de 106 millions de personnes au Bangladesh n’ont pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité.
-Environnement : En septembre, le pays a reçu 17,9 % de précipitations de moins que la normale.
Au sud-est du Bangladesh, la plage de 120 km qui s’étend de Cox’s Bazar à Teknaf est l’attraction touristique la plus visitée des Bangladais, mais depuis 1989, 1 085 hectares de terres ont disparu dans la mer. Les courants océaniques, les cyclones, la montée du niveau de la mer, ainsi que les activités humaines sont responsables de cette érosion. Le taux d’élévation du niveau de la mer, de 5,05 millimètres par an à Cox’s Bazar, est supérieur à la moyenne mondiale. Les digues de géosacs mises en place n’enrayent pas le phénomène. La plantation de végétation côtière serait nécessaire pour offrir une protection naturelle contre l’action des vagues.
Selon une étude de 2022, le Bangladesh produit, par jour, environ 3000 tonnes de déchets plastiques dont une grande partie finit dans le réseau fluvial du pays. L’industrie du plastique est aussi en plein essor au Bangladesh. Plus d’informations : https://campaign.thedailystar.net/plastic-pollution/
Sources : Prothom Alo et Daily Star