GK possède une longue expérience en matière d’aide aux populations en cas de catastrophes climatiques ou industrielles. En toutes circonstances, ses équipes sont très rapidement mobilisables et opérationnelles.

Camp de réfugiés à Teknaf

Les réfugiés Rohingyas

Crise humanitaire majeure depuis août 2017 : plus de 700 000 Rohingyas habitants du Myanmar ont fui les violences de l’armée birmane et se sont réfugiés dans la région sud-est du Bangladesh, entre Teknaf et Cox’s Bazar. Ils vivent dans le dénuement le plus complet et l’insalubrité des camps fait craindre de graves épidémies. GK s’est mobilisé avec d’autres ONG et apporte des soins et des compléments nutritifs dans quatre camps.
Très rapidement,le Comité a envoyé 15 000 € à GK  pour l’aide aux Rohingyas.

Retour de mission 2019

GK étant toujours présent et opérationnel dans les camps de Rohingyas, nous avons souhaité visiter à nouveau ses équipes travaillant sur place.

Pour mémoire, le premier sur les lieux dès début septembre 2017, GK a mobilisé tout son personnel pour répondre à l’urgence absolue que constituait l’accueil des Rohingyas à leur arrivée. Epuisés, affamés, assoiffés et surtout traumatisés par les horreurs vécues, des centaines de réfugiés ont été immédiatement pris en charge par Gk avant même la mobilisation des ONG internationales et du gouvernement. Les médecins et paramédics de GK ont depuis l’origine été entrainés à gérer les situations d’urgence.

En janvier 2018, nous avons pu visiter les différents emplacements de centres de soins que GK anime avec des partenaires comme Malteser International (Ordre de Malte), Médecins du Monde, SAMS et surtout UNHCR (Haut Commissariat aux Réfugiés pour les Nations Unies).
Pour la première fois GK s’est ainsi associé sur le terrain avec des personnels occidentaux et un staff local non GK. Nous avions compris que les différences de culture suscitaient certaines divergences à l’époque, par exemple dans l’appréciation de la situation et dans l’appréhension de la mousson à venir : les bengalis étant habitués à s’adapter aux aléas du climat et les « occidentaux » plutôt inquiets de ne pas pouvoir anticiper et tout sécuriser.

Les centres sous tente ou structures légères en bambous accueillaient de nombreux patients pour traitement médical et des animatrices dispensaient des conseils d’hygiène à l’aide de panneaux de pictogrammes très explicites.
Nous avions été frappés par le silence qui régnait dans les ruelles des camps : peu de femmes, enfants trop calmes et beaucoup de regards vides. Nous avions trouvé les personnels très fatigués et bouleversés par les traces et les récits des atrocités dont ils avaient souvent été les premiers témoins.

La crise sanitaire a été moindre que nous le redoutions tous en 2018 et bien gérée par les autorités et les ONG.

 

Janvier 2019...

En janvier 2019, GK travaille toujours en parfaite collaboration avec Malteser  et reste un partenaire privilégié de l’UNHCR. Elle s’occupe de près du quart de la population de ce méga camp de près d’un million de personnes.
Les centres de santé sont très bien équipés en termes de personnel et de matériels d’examen et de soins. Les toiles de bâches ont été remplacées par des toits en tôle et les murs en bambous sérieusement consolidés. L’organisation interne est impeccable avec salles de soins très variées : consultations générales, PMI et planning familial et psychologue, salle d’éducation pour les jeunes mamans au sevrage des petits par exemple avec travaux pratiques.

Dans les ruelles, mieux aménagées et élargies, la vie semble reprendre, de petites échoppes proposent leurs articles habituels, on croise nombre de femmes dans l’espace public, et les enfants jouent, certains reçoivent une « éducation » de base sans pour autant être dans le système scolaire, des arbres ont été replantés. 

Nous avons rencontré des soignants souriants tout à fait motivés et certains ont même pu nous dire leur fierté d’accomplir ce travail très intéressant auprès des réfugiés, leur chance même de se sentir utiles.
Une petite dizaine d’anciens paramédics de GK, maintenant promus à des postes de responsabilité, nous ont dit très clairement tout ce que ces partenariats leur ont apporté : ils disent avoir appris à travailler ensemble et amélioré leur professionnalisme et nous ont témoigné leur engagement et leur intérêt pour ce travail.

Pour les organismes internationaux, la question des camps de Rohingyas, n’est plus un sujet d’actualité brûlante : « on n’est plus dans une situation d’urgence (sauf événement nouveau) on est sur du long terme » selon l’expression consacrée.

Ce petit topo n’est qu’un résumé de visite au cours duquel seuls quelques éléments ont été abordés… le thème Rohingyas ne peut être envisagé sous tous ses aspects en juste quelques lignes…

 

Inondations dans les Chars 2017

en 2017

Après les premières inondations de mai qui ont détruit d’importantes zones de cultures dans le nord et le nord-est, les pluies torrentielles en juin dans la région montagneuse des CHT provoquant des glissements de terrain et la mort de 153 personnes, 20 districts du pays ont été touchés au cours d’une seconde période courant août, principalement au nord, nord-est.
Les inondations imprévisibles déclenchées par de fortes pluies et l’afflux des eaux venant du Népal et de l’Inde ont concerné la majorité des régions. 3 900 000 personnes ont été affectées. Quatre districts ont été coupés du reste du pays suite aux routes et voies ferrées endommagées.
Dans huit districts de la région de Rangpur, 1030 écoles ont été fermées et utilisées comme abris. Les populations sinistrées ont cherché refuge avec leur bétail sur les routes construites en surélévation par rapport aux champs. 30 à 35 000 bassins d’élevage de poissons ont été submergés par les eaux.
GK a envoyé dans 10 districts du nord 10 équipes médicales, de l’eau, de la nourriture, des biscuits vitaminés en particulier pour les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, ainsi que des blocs de nourriture pour le bétail.

Inondations dans les Chars 2016

En 2016

Des pluies intenses se sont abattues sur le Bangladesh dès la fin juin faisant dangereusement monter le niveau des fleuves et rivières. Les inondations ont commencé le 20 juillet et se sont poursuivies dans la première semaine d’août. En certains endroits la situation a été pire qu’en 2007. Six districts du nord-est (dont Kurigram, Gaibandha, et Sirajganj où GK est fortement implanté et que nous connaissons bien) ont été touchés ; puis 11 autres (dont Bogra, et Rangpur, Manikganj, puis Dhaka) situés plus en aval. 35 000 personnes ont dû être évacuées en urgence, dont 7500 accueillies dans des hébergements d’urgence. La vie de 3,7 millions de gens a été affectée, notamment les 2/3 des habitants de l’Upazila de Chilmari dans le district de Kurigram, et plus de la moitié des habitants de quatre autres Upazilas dans les districts de Kurigram et Jamalpur.

Les récoltes ont été totalement détruites sur 31 600 hectares et partiellement sur plus de 9000 hectares.

Les récoltes ont été totalement détruites sur 31 600 hectares et partiellement sur plus de 9000 hectares. De nombreuses digues sont détruites ou endommagées sur des dizaines de km.
Plus de 250 000 maisons endommagées ou détruites, et plus d’un millier d’écoles ont dû fermer. Latrines et puits profonds sont hors d’usage en de nombreux endroits.
Le gouvernement a procédé à des distributions de nourriture, de semences, et d’argent pour les plus démunis et a appelé à l’aide les ONG et la société civile. GK a lancé immédiatement un programme d’aide d’urgence en envoyant 8 équipes médicales dans différents endroits affectés pour des camps médicaux de 15 jours. Fidèles à la vocation d’être au plus près des besoins des plus pauvres, ils ont démarré une production de nourriture pour le bétail afin que les populations sinistrées ne perdent pas leurs animaux faute de pouvoir les nourrir. Ce mélange de mélasse et d’urée auquel sont ajoutés à chaud du sel et du carbonate de calcium puis de la balle de riz et du son de blé est coulé dans des moules pour obtenir des blocs représentant chacun trois jours de nourriture pour un bovin.
Notre bureau a tout de suite envoyé une lettre d’intention de 30 000 euros, immédiatement acceptée par le Bureau des ONG. Et en parallèle, nous avons sollicité directement nos donateurs habituels qui ont généreusement répondu.

Ecroulement du Rana Piaza

Le Rana Plaza en 2013

Un immeuble de huit étages qui abritait un « shopping center » et cinq ateliers de textile s’est effondré mercredi 24 avril 2013 à Savar. 3000 à 4000 personnes étaient employées dans ces cinq ateliers, dont une forte proportion de femmes.
GK, dont le centre est situé à environ 10 kms du lieu de la catastrophe, a envoyé une équipe de médecins, paramédics, étudiants en médecine qui ont apporté des soins sur place, grâce à la logistique dont ils disposent. Les médecins de GK ont dû aussi pénétrer à l’intérieur des décombres et pratiquer des amputations. Voici la lettre du 27 avril 2013 du Docteur Kadir, Directeur général de GK : « The building is just beside the Dhaka highway at Savar main city. You know Savar city is almost 10 KM away from GK. Two multistored building collapsed belongs to same owner. One as market and other commercial office and another is garments factory. It has been noticed that almost 3000-4000 worker working there during the disaster. So far 2432 worker rescued from the building, 340 death and seems that many worker still inside and many of them still alive.. Soon after listening the news GK send emergency team with medicine and other logistics and till now GK full is working there round the clock. Almost 45 staffs working there (doctors, paramedic, medical students and other support staffs). Me and Shishir also working there. It is the 2nd biggest man made disater/killing after our liberation war. As GK hospital is little far from the spot so most of the rescued admitted in the hospital at Savar city and military hospital at Savar. Only 20-25 injured people admitted at GK. But GK is seriously working in the spot. At first day GK team treated many injury in the spot. After that most of the rescued worker directly shifted to the hospital by ambulance. So not possible to treat the injured cases in the spot. But GK whole team is supporting volunteer who are working for rescue. Army, BDR, RAB, NAVY, police and many other volunteer. GK providing them with water, saline water, dry food, juice, injury and other medical support, spray, oxygen, treatment of heat stroke. GK doctors are also going inside the building to rescue the victims. They also did some amputation (cutting hand or leg) to rescue them. Army and fire service department engage all the rescue apparatus. Many many other volunteers also working day night. Alt least 100 ambulance functioning at the place. GK also engage 2 ambulance. This is in short what is the situation and what GK is doing.»
A la date du 13 Mai 2013, on dénombrait 1126 morts. En 2014, le Comité a financé une partie des « soins de suite » de victimes du Rana Plaza.