Un pays grand comme un quart de la France, avec une surface totale de 148 460 km2, pour une surface terrestre de 130 170 km2 et une surface des eaux (lacs, fleuves, mares) de 18 290 km2.

famille, char.

Un pays de basses terres

Un pays grand comme un quart de la France, avec une surface totale de 148 460 km2, pour une surface terrestre de 130 170 km2 et une surface des eaux (lacs, fleuves, mares) de 18 290 km2. Il est composé, en majorité, d’une grande plaine alluviale traversée par les fleuves Padma (Gange), Jamuna (Brahmapoutre) et Meghna, provenant respectivement de l’ouest, du nord et de l’est qui, après s’être réunis, forment le delta du Gange, plus important delta au monde, la longueur de la bordure côtière concernée étant de 580 km.

Dans sa plus grande largeur, le fleuve peut atteindre jusqu’à 12 km. La distinction entre ciel, terre, fleuve et océan devient incertaine, tant les terres sont basses. Ces eaux provenant de l’Himalaya au Tibet et au Népal, du nord-est de l’Inde et du Bhoutan impriment leur marque sur le paysage du Bangladesh et l’inondent chaque année au moment de la mousson, avec de graves dommages pour les populations et les infrastructures, mais aussi un alluvionnement très fertile. Au fil des ans, le trajet des fleuves connaît d’importantes variations, en particulier dans le nord où les Chars, îles éphémères, se forment et disparaissent au gré des moussons, rendant la vie des populations qui les occupent très incertaine.

La région du Golfe du Bengale, au sud, très vulnérable aux cyclones tropicaux, raz de marée et à l’élévation du niveau de la mer, fait que cette grande plaine alluviale semble prise en étau entre deux menaces climatiques. Le climat tropical est constitué d’un hiver doux d’octobre à mars, d’un été humide et chaud de mars à juin et d’une saison de mousson très humide et chaude de juin à octobre. Il peut toutefois y avoir des périodes de sécheresse par manque de précipitations dans le nord et le centre. Quelques régions montagneuses, au sud-est (les Chittagong Hill Tracts) et au nord-est (Sylhet) bordent la plaine et délimitent les frontières 
avec l’Inde (4142 km) et le Myanmar (271 km).

Les terres agricoles couvrent 70,1% du territoire, dont 65,5% pour les cultures et 4,6% pour les pâturages.

La couverture forestière minime (11% du territoire), située dans les CHT et les Sundarbans, cette région de mangrove en bordure du Golfe du Bengale, constitue un écosystème très fragile, menacé par la pollution et l’industrialisation (centrale au charbon) et pourtant indispensable à la protection du littoral et au renouvellement de la faune aquatique. C’est la plus grande mangrove du monde.

Toutes ces données font que le Bangladesh doit faire face à de nombreux problèmes environnementaux : catastrophes naturelles dues au climat, érosion des terres, déforestation, contamination naturelle des eaux souterraines à l’arsenic, pollution des eaux de surface, pénétration des eaux salées dans les terres, surpopulation, obligation pour les paysans sans terre de cultiver en zones inondables.

Seasonal-Loan, Pechigat.

Une transition démographique en passe d’être gagnée

LES CHIFFRES ACTUELS DE LA DEMOGRAPHIE

– Population : 163 millions d’habitants (2016)

– Densité : >1000 habitants au km2 (ce qui équivaudrait à 550 millions d’habitants pour la France)

– Taux de fertilité total : 2,12 enfants/femme (2012)

– Taux de mortalité maternelle : 1,7/1000 (2016)

– Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans : 37/1000 (2016)

– Espérance de vie : 69,4 ans (2012), grâce à l’extension des services de santé, aux progrès économiques, à l’accès aux communications.

FACE A DES DEFIS REDOUTABLES

Revenu moyen : 1,7 dollar/jour
Taux de croissance : 6,3%
– nombre de population sous le seuil de la pauvreté depuis 2010: 35,2 %
– Taux d’alphabétisation 43,1% des adultes >15 ans ; doublement de la scolarisation primaire en moins de 20 ans.

POUR UNE REPARTITION SOCIO-ECONOMIQUE

45% des travailleurs dans l’agriculture (4,5 millions d’agriculteurs pour 13,8 millions ha, terres salines incluses)

30% dans l’industrie

25% dans les services

groupe femmes, Motbaria.

Les activités économiques du Bangladesh

PRODUIT INTERIEUR BRUT (PIB) PAR HABITANT :

$1360 (estimation banque mondiale 2016)

Taux de croissance réelle : 6,3% (estimation 2011)

INFLATION (INDICE DES PRIX A LA CONSOMMATION) :

10,7%(estimation 2011)

MAIN D’OEUVRE :

75,4 millions, dont travailleurs expatriés. Le nombre des travailleurs expatriés était estimé à 6 millions (en majorité au Moyen-Orient).

Taux de chômage : 5% (estimation 2011) mais environ 40% de la population est sous-employée.

REPARTITION DU PRODUIT INTERIEUR BRUT (ESTIMATION 2011) :

agriculture: 18,4% (occupant 45 % de la main-d’œuvre)

industrie: 28,6% (occupant 30 % de la main-d’œuvre)

services: 53% (occupant 25 % de la main-d’œuvre)

RESSOURCES MINIERES ET ENERGETIQUES

Le Bangladesh est auto-suffisant en gaz naturel (qui assure environ la moitié de la consommation énergétique totale). Il est importateur de produits pétroliers. Il dispose de quelques gisements de charbon , dont l’exploitation pose des problèmes fonciers et environnementaux.

PRODUCTION INDUSTRIELLE

L’industrie textile (tissage, confection, etc.) emploie plusieurs millions de personnes, surtout des femmes, et assure 80% des exportations, loin devant les crevettes et poissons congelés, le jute et les cuirs.