Ces informations, issues de journaux bangladais, offrent un aperçu d’évènements politiques, économiques et sociaux du Bangladesh.
-Politique et société : Khaleda Zia, ancienne première ministre et présidente du BNP, est décédée le 30 décembre 2025. Rentré de Londres après 17 ans d’exil, son fils Tarique Rahman prend la tête du parti et se présente aux élections.
Les 13ème élections législatives et le référendum au sujet de la Charte de juillet sont prévus pour le 12 février 2026. 127,6 millions d’électeurs doivent élire 350 députés.
Des rivalités croissantes entre les partis ou entre leurs différentes factions provoquent quantité de violences. A la suite du meurtre de Sharif Osman Hadi, fondateur de Inqilab Moncho, plateforme socioculturelle et candidat indépendant aux législatives, par des membres de l’aile étudiante de la ligue Awami, une journée de deuil a été décrétée. Des manifestations se déroulent pour réclamer justice.
Démissions et controverses à l’intérieur du NCP qui a rejoint l’alliance de huit partis dirigée par Jamaat-e- islami, cet accord donnant la priorité aux alliances stratégiques au détriment des valeurs démocratiques.
Le 19 décembre, les journaux Prothom Alo et Daily Star à Dakha ont été victimes d’incendies criminels et de pillages. Une trentaine de personnes ont été arrêtées jusqu’à présent.
17 novembre : le tribunal pénal international du Bangladesh a condamné à mort, pour crimes contre l’humanité lors des évènements de juillet 2024, l’ancienne Première ministre destituée Sheikh Hasina, ainsi que son ministre de l’Intérieur. Tous deux sont en fuite en Inde. Le gouvernement a réclamé l’extradition de Hasina, mais l’Inde temporise et semble attendre les élections de février 2026.
Le 25 novembre, un incendie a ravagé le bidonville de Korail à Dhaka. Ce bidonville, abritant près de 150 000 personnes, est relié à la route principale par un étroit chemin qui reste souvent encombré par des files de rickshaws et que les pompiers ont eu du mal à emprunter. L’incendie a laissé environ 6 000 personnes sans abri.
-Economie : En moyenne, 55% des dépenses mensuelles des familles vont à l’alimentation. Actuellement, les prix du riz et des oignons sont très élevés et l’inflation est à 8%. En raison d’une vague de froid et de brouillard qui se prolonge, le bétail souffre de malnutrition et la production de lait a chuté.
54 % de la richesse nationale est détenue par seulement 1 % de la population.
Selon la Banque mondiale, le pays compte actuellement 36 millions de personnes vivant dans la pauvreté. Les femmes et les jeunes sont les plus touchés. Le changement climatique pourrait déplacer 13 millions de personnes et amputer d’un tiers le PIB du secteur agricole dont dépend 42% de la population.
-Santé : voici quelques chiffres publiés par l’UNICEF et le Bureau des statistiques du Bangladesh : le taux de natalité chez les mères adolescentes est passé de 83 à 92 pour mille ; seuls 59 % des enfants de moins de cinq ans sont enregistrés à la naissance ; la proportion d’enfants non scolarisés dans le secondaire atteint près de 34% ; plus de 80 % des échantillons d’eau prélevés dans les foyers sont contaminés par la bactérie Escherichia coli.
Dans les zones côtières du sud du pays, la santé maternelle et infantile s’aggrave en raison des cyclones, tempêtes et de l’élevage non réglementé de crevettes qui ont poussé l’eau salée dans les rivières, les sols et les eaux souterraines. Les femmes gagnent leur vie en ramassant des alevins de crevettes, l’eau salée jusqu’à la taille et souffrent de maladies de peau, d’infections urinaires et de problèmes de santé reproductive.
Dans ces régions, 73 % de la population boit de l’eau salée non potable. Les villageois dépendent de la récupération des eaux de pluie, des filtres à sable et des systèmes d’osmose inverse. Mais nombre de ces installations sont hors service faute d’entretien et, malgré les efforts du gouvernement et des ONG, les actions restent fragmentées.
Education : à partir du 17 novembre, environ 3,1 millions d’enfants ont commencé à recevoir des aliments nutritifs dans le cadre du programme national d’alimentation scolaire.
Environnement : le 21 novembre, un tremblement de terre de magnitude 5,5 s’est produit 25 kms à l’est de Dhaka. Il a fait 10 victimes et plus de 600 blessés, dont beaucoup dans des mouvements de panique.
Dhaka est devenue la deuxième ville la plus peuplée au monde avec 36,6 millions d’habitants. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, 4,96 millions de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du pays en raison de catastrophes naturelles, érosion fluviale, montée des eaux.
Sources : Daily Star et Daily prothom Alo
En 2026, avec GK Savar, nous restons toujours solidaires du peuple bangladais.
Le Comité poursuit ses engagements sur les actions de GK auprès des villages isolés du sud du Bangladesh. Les programmes consistent en la réhabilitation de filtres à sable construits par d’autres ONG mais devenus hors service pour la fourniture d’eau potable, le creusement des mares pour les réserves d’eau et la construction de latrines.
Ces actions progressent grâce aux dons des particuliers, et aux contributions du Secours Populaire Français, de la Fondation Suez et de Terre d’eau en Partage.
Nous espérons aussi participer à des projets de santé primaire pour les habitants très pauvres des chars au nord du pays et très vulnérables aux conditions climatiques.
Récemment, le Comité a reçu une distinction de la part de la Communauté bangladaise de France pour son soutien ininterrompu depuis 1972 à l’œuvre de GK Savar. C’est un encouragement à rester toujours solidaires des populations défavorisées et à poursuivre les efforts contre la pauvreté, la maladie et les discriminations.
A Viroflay, nouveau spectacle au profit de GK Savar par la compagnie Airance.
Sous forme de comédie musicale humoristique et rythmée, la troupe présente deux heures de spectacle pour toute la famille, intitulé « Sauvons notre village ». Une belle histoire dans laquelle un charmant petit village provençal risque de disparaître. Comment les habitants arriveront-ils à le sauver ?
Rendez-vous samedi 17 janvier 2026 à 20H ou dimanche 18 janvier à 16H, Salle Dunoyer de Segonzac, 14, avenue des combattants, Viroflay (78).
15 € Adultes /8 € Enfants
Réservations : 06 89 43 46 23 / www.comgksavar.org
A l’occasion de sa 7ème cérémonie annuelle de remise des prix, la Communauté Bangladaise de France (BCF) a rendu hommage au Comité de Soutien à GK Savar en lui décernant un « Lifetime Achievement Award » pour l’année 2025.
Un discours de la BCF a rappelé la fondation de GK au moment de la guerre de libération du Bangladesh, son rôle auprès des combattants blessés, et des réfugiés et son engagement continu depuis 1971 auprès des populations les plus défavorisées. L’objectif de GK a toujours été de lutter dans son pays contre la pauvreté, la faim, la maladie.
Depuis 1972, le Comité français est aux côtés de GK dans cette lutte en faisant connaître ses actions et en faisant appel à la générosité de donateurs ou d’institutions.
Après la remise du prix par Nur Islam Haque, président de BCF, le président du Comité, Jean Pierre Bécue a remercié chaleureusement le BCF et le vice-président Olivier Mesnil a fait un discours en bengali, apprécié par l’assemblée des Bangladais de France.
Le 25 novembre 2025, un incendie a ravagé le bidonville de Korail à Dhaka. Peuplé de 150 000 habitants, il est l’un des plus grands de la capitale.
L’incendie a détruit plus de 1300 habitations, au moins 50 commerces et laisse 6 000 personnes sans abri. Les pompiers qui ont lutté pendant toute la nuit ont eu beaucoup de mal à accéder au lieu de l’incendie, en raison des embouteillages, de l’étroitesse des ruelles et des infrastructures défaillantes.
Des familles dorment maintenant dans la rue, près des ruines, tentant de préserver ce qui leur reste. Les habitants retournent au milieu des décombres, pour les déblayer, en espérant reconstruire leurs petites « baraques ».
Des organisations humanitaires sont venues apporter leur aide. L’équipe médicale de GK qui est très bien formée aux situations d’urgence, s’est rendue sur les lieux pour des distributions de secours et traitements gratuits aux familles sinistrées.
A l’occasion du Festisol, ou Festival des Solidarités 2025, la Maison de la Culture de Bourges a programmé une Soirée Bengale le jeudi 20 novembre à 20h15.
Deux films sont à l’affiche, en présence des réalisateurs :
« L’eau du diable » de Amirul Arham
Au Bangladesh, 49 millions de personnes consomment chaque jour de l’eau contaminée par l’arsenic. Mal informés, des gens meurent dans leurs villages dans l’indifférence générale. L’origine ? Les millions de pompes installées à travers le pays dans les années 1970 dont l’eau, deux décennies plus tard, s’avère fortement contaminée. Un film sur « le plus grand empoisonnement collectif de l’histoire », selon les termes de l’OMS. Dans un village, Asma, Nazma et Rehka racontent comment leurs vies sont affectées par l’eau du diable.
« Bonobibi, femme de la forêt » de Joy Banerjee
Dans les mangroves des Sundarbans du Golfe du Bengale, où vit le « tigre mangeur d’hommes » et où habitent des familles de pêcheurs et de récolteurs de miel, le danger est quotidien. Ici, la déesse Bonobibi est la protectrice de toutes les communautés qu’elles soient musulmanes, hindoues ou animistes. Les rituels sont communs à tous. Avec beaucoup de sensibilité, Annu Jalais, anthropologue, retrace l’histoire de cette légende et rend compte de la bonne cohabitation entre les habitants.
La lettre semestrielle de novembre 2025, dont voici un aperçu, vient de paraître.
Elle consacre une large part au soutien que le Comité apporte à l’approvisionnement en eau potable et à l’hygiène pour les populations pauvres des Sundarbans.
Trois partenaires complètent le financement de ces programmes par une large contribution : le Secours Populaire Français, la fondation Suez et le fonds de dotation Terre d’Eau en Partage.
La biographie de Maya Altafunessa, décédée cette année, qui était la présidente du directoire de GK Savar, nous éclaire sur son humanité et la force de ses engagements.
L’Assemblée Générale du mois de mai a élu trois nouveaux administrateurs qui connaissent bien le Bangladesh et qui seront de précieux collaborateurs pour les choix et les activités du comité.
Bonne lecture
La situation des Rohingyas, réfugiés depuis 2017 dans les camps au sud du Bangladesh, se dégrade d’année en année. Les équipes de GK travaillent toujours à leurs côtés pour assurer un soutien médical indispensable.
Actuellement, il y a 1,4 millions de Rohingyas recensés au Bangladesh et 75% sont des femmes et des enfants. En raison de la baisse de l’aide humanitaire depuis 2024, leur situation s’est aggravée. Fermetures d’écoles, trafics d’êtres humains, meurtres, viols, trafics de drogues et d’armes sont en augmentation.
A partir de novembre 2025, le PAM (Programme alimentaire mondial) manquera de fonds et pointe un risque de famine dans les camps. Les réfugiés ne reçoivent souvent qu’un seul repas par jour et même l’accès à l’eau se fait rare.
Le 30 septembre 2025, l’assemblée générale des Nations Unies a organisé une importante conférence sur la situation des Rohingyas. Des représentants de leur communauté ont livré leurs témoignages bouleversants. Tant que la guerre civile et que les massacres à leur encontre perdurent au Myanmar, ils ne pourront pas rentrer dans leur pays comme ils le souhaitent.
Vous êtes invités les 8 et 9 novembre 2025 à la découverte du Bangladesh, son histoire, sa culture, au Festival des Terres du Bengale qui se tiendra à la Camillienne, 12 rue des Meuniers Paris 12è.
Ces deux journées seront l’occasion de voir des films documentaires sur la guerre d’indépendance, l’art, les traditions culturelles et religieuses et d’écouter les musiques traditionnelles du Bangladesh. A l’issue des films, les réalisateurs bangladais seront là pour dialoguer avec le public et parler de leur travail, leurs expériences et rencontres. Les films sont tous en version française ou sous-titrés.
Poésie, musiques et chants bengalis clôtureront chaque journée et permettront de découvrir la diversité culturelle de ces terres du Bengale.
Le détail et les horaires du programme se trouvent sur l’affiche du Festival. l’entrée est gratuite et la réservation conseillée.
A l’occasion de ses 80 ans, le Secours Populaire a organisé le 20 août 2025 une très grande fête pour près de 40 000 enfants « oubliés des vacances « venus de toute la France et près de 4000 enfants venus de l’étranger.
Une délégation de quatre enfants et deux accompagnatrices venait de GK Savar. Arrivés en France dès le 8 août, ils avaient séjourné au village Copains du monde de Gravelines. Les deux adultes qui les accompagnaient travaillent pour GK, l’une étant médecin à l’hôpital de Dhaka et l’autre paramédic à l’hôpital de Savar.
Depuis de nombreuses années, le Secours Populaire et le Comité de soutien à GK sont partenaires dans le financement de programmes de GK, comme l’école de conduite des femmes. En 2020, le Secours Populaire a financé de l’aide alimentaire pour 1500 familles soutenues par GK au moment du passage du cyclone Amphan. Il a contribué aussi, avec le Comité de soutien à GK, aux programmes d’aide d’urgence dans les Sundarbans : réhabilitation des puits, reconstruction des maisons détruites, aide à la remise en culture des champs dévastés. Enfin, il n’a pas oublié non plus les services de santé développés par GK auprès des Rohingyas.
Il est sûr que ces enfants bangladais se souviendront de l’accueil qui leur a été réservé en France.
GK vient d’annoncer le lancement du « Projet Urbain du Centre de Santé Publique » à l’hôpital de santé publique de Nagar dans le quartier de Dhanmondi à Dhaka.
Grâce à l’acquisition d’un appareil CT Scanner, de nombreux diagnostics pourront être effectués plus précisément tels que : problèmes cérébraux et de colonne vertébrale, maladie thoracique, problèmes abdominaux et de bassin, blessures osseuses et articulaires, ainsi que divers types de tumeurs ou croissance anormale.
Voici leur message : « Nous nous engageons à assurer un diagnostic meilleur et plus rapide pour toutes les catégories de patients au prix le plus bas du pays et nous sommes intransigeants sur la qualité et la précision. »
Le service est compris entre 1500 et 7500 takas.
Projection du film « The Game », documentaire de Joy Banerjee et Prokash Roy le 26 avril 2025 à Paris 12ème.
Ils s’appellent Mohamed, Abdullah, Ujjal … Tous ont un jour quitté le Bangladesh pour rejoindre l’Europe, espérant une vie meilleure. Certains ont réussi « le game » en s’installant à Paris, même s’ils sont sans papiers. D’autres n’ont pas eu cette chance et racontent le calvaire qu’ils ont subi en Libye, pris au piège par leurs passeurs.
En France, le débat sur l’immigration fait rage. Le film, tourné dans la région de Sylhet au Bangladesh et à Paris, donne un visage à ces migrants qui prennent tant de risques pour satisfaire leurs rêves.
La projection se déroule à 19h à La Camillienne, 12 rue des meuniers, 75012 Paris. Métro Porte de Charenton.
Entrée gratuite. La projection sera suivie d’un débat ainsi que d’un pot convivial.
A l’occasion du deuxième anniversaire de la mort de Zafrullah Chowdhury, fondateur de GK, une cérémonie du souvenir s’est tenue à Savar le 11 avril 2025. Les paroles de cet homme courageux résonnaient dans les mémoires : « Le ciel est ton adresse, il n’y a aucune raison de craindre. Je voulais un autre monde, monde de joie, monde de bonheur. Ne serait-ce pas ce monde ? Peut-être. «
Pour lui succéder comme présidente du GK Trust, le directoire de l’ONG, Zafrullah avait nommé la professeure Altafunnesa Maya, engagée auprès de GK depuis la guerre d’indépendance du Bangladesh et la création de GK en 1972. Au cours de sa carrière, elle a travaillé dans les domaines de l’éducation, de la santé publique et du développement social. Malheureusement, cette fidèle de la première heure est décédée le 7 avril 2025. La communauté de GK, qui a perdu, en deux ans à peine, deux personnalités de premier plan est à nouveau en deuil.
Les Comités français et yvelinois de soutien à GK Bangladesh sont heureux de vous inviter à une soirée d’échanges et d’informations sur les évolutions et les épreuves que traversent GK et le Bangladesh.
Le voyage effectué récemment par quatre membres du bureau du Comité a permis de réaliser à quel point les dérèglements climatiques affectent de plus en plus les populations très pauvres du nord et du sud du pays dans leur vie quotidienne.
Le manque de soins de santé primaire, l’accès difficile à l’eau potable et le défaut d’assainissement sont des problèmes majeurs qui mettent en danger leur survie.
Dans la mesure de ses possibilités, le Comité apporte son soutien financier aux programmes de GK développés sur le terrain en coopération avec les habitants.
Cette soirée se déroulera le mercredi 26 mars à 20h30, salle Puyade, Passage Juliette près de la gare Chaville-Vélizy.
Entrée libre (Tout don ouvre droit à un reçu fiscal)
Contact : M & JP Bécue 06 73 37 13 67 jpbecue.cfs.gk.bangladesh@gmail.com
De retour de leur mission au Bangladesh, les quatre membres du bureau ont partagé leurs impressions de voyage : le pays se développe et la société bangladaise fait face à des évolutions tant climatiques que politiques et économiques.
Ils ont dialogué longuement avec les dirigeants de GK qui se réorganisent depuis la mort de Zafrullah Chowdhury, fondateur de l’ONG. La disparition de cet homme si charismatique et fédérateur rend la transition complexe. Mais les valeurs d’origine basées sur les soins de santé primaire pour les plus pauvres et l’émancipation des femmes sont toujours au cœur de leurs actions.
Un déplacement de plusieurs jours dans les « Chars » du nord a permis de constater à quel point le changement climatique met de plus en plus en péril la survie des populations très pauvres de ces zones rurales isolées. Pourtant les terres y sont très riches et sont susceptibles de produire plusieurs récoltes par an à condition que les inondations récurrentes ne viennent pas les détruire ou ne se prolongent trop longtemps.
Ces régions très pauvres, éloignées de la capitale et manquant d’infrastructures sont difficiles d’accès pour les équipes médicales qui ne peuvent assurer leur mission sans aide extérieure, c’est pourquoi il est primordial de ne pas les abandonner. Un nouveau programme de soutien nous sera bientôt soumis.
Les programmes en cours concernant l’accès à l’eau potable dans la région des Sundarbans, au sud du pays, se poursuivent. Un laboratoire d’analyses pouvant réaliser des tests bactériologiques pour surveiller la qualité de l’eau des filtres à sable (PSF) sera bientôt mis en place. Nous recherchons de nouveaux financements afin de permettre l’accès à l’eau potable à de nouveaux villages grâce à la réhabilitation de PSF hors d’usage.
Comme celles des années précédentes, cette mission, financée entièrement par les participants, a été l’occasion de mesurer les besoins les plus urgents pour les habitants de ces régions qui subissent le changement climatique de plein fouet.
Mi-juillet 2024, en raison d’un fort taux de chômage chez les jeunes, les étudiants ont lancé un mouvement de protestation contre les quotas d’admission à la fonction publique, favorisant les proches du pouvoir depuis de nombreuses années. Débutées pacifiquement, les manifestations ont vite tourné au drame en raison de l’intransigeance de la première ministre Sheikh Hasina. Suite à la journée meurtrière du lundi 4 août, le bilan était de plus de 400 morts dont beaucoup par balles.
GK qui s’est mobilisé pour accueillir les nombreux blessés dans ses hôpitaux, poursuit toutes ses activités dans les centres de santé, à travers le pays et dans les camps de réfugiés rohingyas à Cox’s Bazar.
Après trois semaines de manifestations et de combats dans la capitale Dhaka ainsi que dans les différentes régions du pays et la démission de Sheikh Hasina, la situation redevient progressivement calme.
Le 7 août, l’armée et les étudiants se sont mis d’accord pour nommer Muhammad Yunus, « le banquier des pauvres » prix Nobel de la Paix, chef du gouvernement intérimaire. Zafrullah Chowdhury, fondateur de GK et lui étaient des amis de longue date. Ils ont contribué au développement du pays en défendant et en aidant les plus pauvres.
Plus de 2 200 personnes, dont la principale opposante au régime déchu, ont été libérées sous caution ou devraient l’être.
Le 15 octobre était la journée internationale des femmes rurales. Mais entendons-nous parler des femmes rurales dans le monde et de leurs conditions de vie ?
Un des points forts de GK, depuis sa fondation, est l’attention qu’il porte aux zones rurales et à l’émancipation des femmes.
Dans le domaine de la santé, il forme des paramédics, jeunes femmes en majorité, qui visitent les familles des villages isolés. Il crée des centres de santé dans les régions les plus pauvres. Dans les campagnes reculées, sans hôpitaux, il favorise les accouchements à domicile en formant les sages-femmes traditionnelles habitantes des villages.
Dans le domaine du développement rural, GK apporte son soutien à la création de jardins familiaux par des distributions de semences, de vermi-compost et par les conseils de ses techniciens locaux. Ce sont majoritairement les femmes qui cultivent ces jardins et qui sont à la tête des coopératives agricoles organisées par les bénéficiaires de ces projets.
Dans le domaine de l’accès à l’eau, GK contribue au creusement des « ponds » (retenues de l’eau des moussons) pour alimenter des filtres à sables dans les villages et permettre ainsi l’accès à l’eau potable. Les femmes, libérées partiellement de la « corvée d’eau », sont les premières bénéficiaires de ces programmes. S’ajoute à cette action la construction de latrines particulièrement indispensables aux jeunes filles et aux femmes.
L’initiative de célébrer la journée internationale de la langue maternelle vient du Bangladesh. Les habitants de ce pays qui était alors la partie orientale du Pakistan n’avaient pas le droit de parler leur langue maternelle le bengali. Ils devaient parler l’ourdou, langue de la partie occidentale éloignée de 1600 kms.
Le 21 février 1952, lors d’un rassemblement pour réclamer ce droit, des jeunes étudiants et d’autres manifestants furent tués par les forces pakistanaises. Depuis lors, cette journée est déclarée au Bangladesh « Jour des martyrs » et est à l’origine de la défense des langues maternelles dans le monde.
De nos jours, 40% de la population mondiale n’a pas accès à un enseignement dans une langue qu’elle parle ou comprend.
En 2023, l’Unesco fête la journée internationale de la langue maternelle sur le thème « L’éducation multilingue, une nécessité pour transformer l’éducation« . Il est question de mettre l’accent sur « le potentiel du multilinguisme de transformer l’éducation dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie ».
L’éducation multilingue basée sur la langue maternelle permet à chaque fille et chaque garçon d’apprendre, de s’épanouir et de prendre une part active dans la société. Elle favorise le respect de la diversité et de l’inclusion.
Photo de S.M. Rahim, l’un des gagnants du concours de photos organisé par GK et son université à l’occasion du Jubilé d’or de l’indépendance du Bangladesh.
Depuis trois ans, GK organise un travail de prévention, dépistage et traitement du Sida/VIH et des IST auprès des communautés de prostituées, travailleurs, étudiants. Il réalise ce programme à Daulotdia, carrefour de transports routiers, ferroviaires et fluviaux.
Une extension de ce projet est lancée à Faridpur pour les années 2021 à 2023 dans les mêmes conditions et avec les mêmes objectifs : rompre le silence autour des problèmes liés au VIH, sensibiliser les groupes ciblés à risque, prévenir la propagation du virus, et déclencher une modification du comportement de la communauté locale.
Distributions de préservatifs, de livrets de “prise de conscience”, fourniture de tests de dépistage, affichages de posters, réunions de formation, ateliers avec des prostituées, communications individuelles, toutes ces actions de prévention faites par le personnel de GK et les “paires”, anciennes prostituées recrutées et formées, sont gratuites.
Pour compléter cette action, ainsi que les services de base qu’il assure dans ses Centres de santé ouverts à tous, GK travaille à l’amélioration des conditions de vie des enfants des prostituées, ostracisés par la société.
Ces programmes, pris en charge en 2021 par l’Antenne du Cher, a bénéficié d’une importante subvention de la Ville de Paris.
GK organise régulièrement, dans les zones rurales, des camps médicaux spécialisés pour les populations délaissées en matière de santé :
-à Naodhar, dans la région reculée de Sylhet au nord-est du Bangladesh
-à Charfassion, île du Golfe du Bengale au sud du pays
Ces « hôpitaux de campagne » se généralisent petit à petit dans beaucoup de régions. Ils sont organisés en lien avec les responsables locaux et annoncés par affichage. Beaucoup de personnes viennent de zones rurales parfois très éloignées.
Au cours d’une première journée, les patients sont orientés vers différentes consultations et analyses biologiques à moindre coût. Les médicaments sont dispensés immédiatement à prix coûtant.
En cas de pathologies plus graves, ils sont déplacés vers un Centre de santé proche qui comprend un bloc opératoire de petite chirurgie. Là, un groupe de spécialistes venus, avec le matériel technique nécessaire, des hôpitaux de GK de Savar et Dhaka pratiquent des opérations de toutes spécialités pendant 2 à 7 jours.
Outre les soins apportés, GK réalise auprès des patients un travail de sensibilisation à l’hygiène, la nutrition, l’assainissement. Cette organisation très rigoureuse permet une couverture de santé à prix accessible aux plus pauvres.
Par ces actions, l’objectif de GK est aussi de plaider, auprès du gouvernement et des professionnels du secteur, en faveur d’une couverture de santé universelle. qui ne laisserait pas les défavorisés privés de soins médicaux.
Après avoir financé partiellement les camps spécialisés de Naodhar, le CFS a soutenu en 2022 et 2023 un programme de camps médicaux à Charfassion. Une équipe, formée spécialement, de 43 médecins, spécialistes et paramédics s’est déplacée régulièrement.
Entre le 01/11/2022 et le 28/02/2023, l’équipe médicale a vu 1659 patients (dont 850 de sexe féminin et 809 de sexe masculin), incluant 144 enfants. 90 opérations gynécologiques et 57 opérations des yeux ont été effectuées.